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Les dessous d'une reprise de tombe.................

nbernad
nbernad
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Bonjour,

En "petit-déjeunant" je lis la presse locale du jour, Centre-Presse, journal aveyronnais et je tombe sur l'article d'une polémique concernant la reprise d'une concession...........
Une reprise annoncée est contestée par la famille
Le Maire se défend en incriminant la Société qui a été mandatée pour recenser les concessions à reprendre..............
La Société est payée à la tombe, elle doit aussi réaliser les travaux............... :(
Les Tribunaux Administratifs du Sud-Ouest ont du boulot sur la planche; des maires qui soutraitent, une (plusieurs?)société qui a interêt à faire du chiffre, donc de la destruction de tombes................ :(


Centre-Presse.JPG
Nadine

"Si la vie est éphémère, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel. ": Vladimir JANKELEVITCH
" L'avenir est un présent que nous fait le passé. " André MALRAUX

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https://www.societe.com/societe/finalys-environnement-448394130.html

treb15
male
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Triste époque ... et cela ne va pas aller en s'arrangeant ... :(
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psaliou
psaliou
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treb15 skrev:
24 april 2018, 23:03
Triste époque ... et cela ne va pas aller en s'arrangeant ... :(
Ca va, le moral reste bon? Vous ne devez pas vraiment approfondir vos recherches généalogiques, vous auriez, sinon, constaté que nos conditions de vie ont considérablement évolué...Il reste du travail, mais il ne faut pas désespérer!!
Kenavo,
Pierre

coletteboulard
coletteboulard
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On aborde dans l'article de presse un vrai problème difficile et délicat.
La base de tout est déjà de savoir de quel type, quelle durée était la concession (location d'un morceau de terrain).
Le terrain concédé a obligatoirement fait l'objet d'un contrat, signé par les deux contractants (en général la mairie et celui qui prend la concession)
Si la concession était par exemple de 30 ans, prise en 1920, elle devait être renouvelée, et à nouveau payée, en 1950, faute de quoi elle devenait caduque. Lors d'une procédure, la mairie pouvait la reprendre, quel que soit son état.
Si elle était perpétuelle, elle ne pouvait être reprise qu'en cas d'abandon constaté, et c'est là que cela devient difficile, les interprétations ouvrant la porte à bien des abus, car l'abandon se détermine légalement par l'état manifeste de danger ou d'indécence. Ces notions ont été créées par nécessité, lorsqu'après guerre, des cimetières avaient subi des bombardements.
Une tombe ne présentant aucun danger et simplement couverte d'herbe, ne doit pas être considérée abandonnée. Il n'y a aucune obligation de fleurir une tombe, ni même de venir la voir !. Par ce qu'elle est simplement couverte de végétation, si elle ne portait pas un nom célèbre, la tombe de Van Gogh serait par beaucoup considérée abandonnée.

petites indications :
- une tombe ancienne monumentale, vu son coût, est souvent sur une concession à perpétuité.
- les lettres C. A. P. gravées dans la pierre, ou portées sur une plaque émaillée, parlent d'elles-mêmes. Nos aïeux étaient parfois prévoyants !
- les mairies ont le plus souvent fait faire dès le XIX ème siècle des plans du cimetière, comportant des informations claires : les types de concessions (CAP, concessions pour 50 ans, etc...) étant indiqués par zones. Autre critère : les tombes donnant sur les allées principales et/ou aux meilleurs emplacements étant les plus coûteuses, etc...

Par contre, tout est de nos jours devenu compliqué pour deux raisons principales :
- le besoin inévitable de procéder à de nouvelles inhumations, la population augmente, surtout dans les villes
- l'éparpillement des descendants qui désormais, peu à peu, ne se connaissent plus, et que la commune où se situe une ancienne concession ne connaît pas. Les contrats sont oubliés, perdus, tant dans les archives des [petites] mairies que dans les papiers familiaux, chez le cousin Raoul...
La gestion est donc difficile, et retrouver tous les ayant-droits est impossible. Les entreprises qui, sans même demander de frais particuliers pour cela, affirment trouver les ayant-droits des tombes d'un cimetière sont des petites rigolotes ! Elles prétendent être plus fortes que les généalogistes successoraux qui passent parfois des semaines sur une seule recherche de descendants et se font payer cher pour cela ! Elles le savent bien, mais leur objectif est le marché à remporter.

"La " solution n'existe pas actuellement. On ne peut que souhaiter la bonne volonté et surtout à chacun d'entretenir les tombes dont il a connaissance, de renouveler le paiement des concessions qu'il souhaite conserver. Il est facile de comprendre la gêne communale devant une tombe en piteux état.

quelques conseils sérieux et gratuits pour l'entretien des tombes :
http://www.lrmh.fr/Ressources-documentaires.html

treb15
male
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psaliou skrev:
25 april 2018, 07:15
treb15 skrev:
24 april 2018, 23:03
Triste époque ... et cela ne va pas aller en s'arrangeant ... :(
Ca va, le moral reste bon? Vous ne devez pas vraiment approfondir vos recherches généalogiques, vous auriez, sinon, constaté que nos conditions de vie ont considérablement évolué...Il reste du travail, mais il ne faut pas désespérer!!
Rien à voir avec mon moral :!:
Merci mes recherches généalogiques se portent bien aussi :!:

Je portais simplement un jugement vis à vis du sujet en question... :D
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glopglop
glopglop
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Bonsoir

Quand le juge est egalement le bourreau cela conduit inevitablement a des dérives.
Developpeur du greffon GedcomforGeneanet pour GRAMPS
https://github.com/grocanar/GedcomforGeneanet
Sans aucun lien avec l'entreprise Geneanet que celui d’être un abonné premium comme les autres.

cberaud
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Bonsoir,

J'ai tendance à me méfier interprétations des journalistes et des polémiques qu'ils soulèvent (ça fait vendre :D ).
Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son!
Qui a raison....la famille? la mairie ?
A décharge : le problème n'est pas simple pour les mairies. Mais elles ne font pas n'importe quoi, même si un bug peu se produire.
http://www.amf.asso.fr/document/index.asp?DOC_N_ID=12318&TYPE_ACTU
La reprise de concession n'est pas une nouveauté.
A certains endroit le manque de place se fait tellement sentir qu'on ne "vend" plus de C A P depuis bien longtemps.
Le ou les corps sont relevés à la fin du bail (incinéré(s)) et la place redonnée à un nouveau concessionnaire.
Personnellement entretien et fleuri seule les tombes de mes arrières grands parents maternels (3 car un couple est séparé) et je me pose sincèrement la question du devenir de ces sépultures lorsque je ne serai plus en mesure de faire ce que je fais aujourd'hui.
J'aimerai autant pouvoir faire qq choses avant mais je ne suis pas seule à décider........

Pour revenir au sujet et recouper un post qui m'a laissée perplexe (incinération ou crémation.....) : pour ceux qui le souhaitent l'incinération résout le problème.

Malgré ce sujet délicat car empreint d'affect
Bonne soirée quand même
Si vous aimez vos morts, faites leur confiance au point d’aimer leur silence.
Amélie NOTHOMB


coletteboulard
coletteboulard
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à mtersac

Bien sûr, ces textes existent bien, et pas qu'eux, mais comme souvent, ils sont sujet à interprétation. Aucune question juridique de fonds ne se pose quant aux concessions caduques et non renouvelées. Il n'en est pas de même pour les concessions perpétuelles (C.A.P.) dont l'état d'abandon doit être constaté, précisément décrit, tombe par tombe, et donc prouvé lorsqu'une commune entame une procédure de reprise.
Constater que personne ne vient sur cette tombe est vide de sens : qui verra venir ponctuellement un inconnu, famille lointaine ou visiteur curieux du cimetière ? Le non fleurissement l'est tout autant, quoique argument souvent utilisé. Cela nie les cultures et usages divers, les choix individuels, et déjà la fréquente mention "ni fleurs ni couronnes" indiquée par la famille ou, avant sa mort, par le défunt. Cela impliquerait qu'une personne isolée, sans famille ni amis, qui a acquis une concession et a prévu et payé un monument, ait obligatoirement une tombe considérée abandonnée après quelques années, quand bien même le monument serait en bon état : quel abus ! C'est le fait que cette tombe/concession représente un danger ou qu'elle soit indécente qui est à la base de la notion d'abandon, et ça, c'est une notion bien plus complexe et délicate, vite tendancieuse. Tel maire d'une petite commune rurale, ancien militaire, ne supportait pas la vision d'un certain nombre de croix de fonte un peu penchées tout en reconnaissant qu'aucune, ancrage vérifié, ne risquait avant longtemps de tomber...
Si l'on comprend le relatif danger pour autrui représenté par un roncier qui risque de blesser un passant, on ne voit pas en quoi un rectangle d'herbe serait dangereux ou indécent. Ou alors les cimetières paysagers seraient eux-mêmes indécents ! Des mairies abandonnent peu à peu les herbicides dans les allées, tant pour limiter l'usage des produits phytosanitaires dangereux que pour réintroduire un peu de verdure et de fraîcheur dans les cimetières devenus lugubres. Où situer la limite ? Déclarer que le cadre maçonné d'une tombe est encore sale ne peut correspondre à la notion de danger, ni à celle d'indécence. Une sépulture, avec ou sans monument, qui s'effondre sur elle-même et dont on perçoit le caveau devient clairement indécente. Entre les deux se glissent beaucoup d'interprétations renvoyant à des notions souvent très subjectives, et c'est bien là qu'interviennent les risques d'abus.
L'autre aspect de la question réside pour les mairies dans le coût des procédures de reprise de concessions. Longues sur le plan juridique, lourdes et contraignantes sur le plan technique, car très réglementées et encadrées, elles impliquent un grand respect des restes des défunts, allant maintenant jusqu’à prévoir les noms gravés sur des plaques visibles dans le cimetière. Mal connues, ces procédures n'étaient pas toujours respectées, tant s'en faut. Mieux informées, responsables juridiquement les communes ont maintenant tout intérêt à ne se lancer qu'à bon escient.
Bilagor
tombe indécente ou poétique.jpg

cberaud
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coletteboulard skrev:
26 april 2018, 09:17

Aucune question juridique de fonds ne se pose quant aux concessions caduques et non renouvelées. Il n'en est pas de même pour les concessions perpétuelles (C.A.P.) dont l'état d'abandon doit être constaté, précisément décrit, tombe par tombe, et donc prouvé lorsqu'une commune entame une procédure de reprise.
C'est ce qui est fait. J'ajoute que les tombes réputées en l'état d'abandon font l'objet d'un affichage par l'intermédiaire de panonceaux, visibles de tous, permettant ainsi à toute personne (ayant droit et autres) de se manifester auprès de la mairie.
Constater que personne ne vient sur cette tombe est vide de sens : qui verra venir ponctuellement un inconnu, famille lointaine ou visiteur curieux du cimetière ? Le non fleurissement l'est tout autant, quoique argument souvent utilisé. Cela nie les cultures et usages divers, les choix individuels, et déjà la fréquente mention "ni fleurs ni couronnes" indiquée par la famille ou, avant sa mort, par le défunt. Cela impliquerait qu'une personne isolée, sans famille ni amis, qui a acquis une concession et a prévu et payé un monument, ait obligatoirement une tombe considérée abandonnée après quelques années (30 ans quand même!), quand bien même le monument serait en bon état : quel abus !
C'est votre lecture et votre interprétation pas celle des mairies....Regardez de plus près les tombes en reprises dans les cimetières et vous constaterez que ce ne sont pas des monuments non entretenus (sales) et/ou sans fleurs mais des monuments en état de dégradation avancée pouvant causer des accidents ou indécents (écroulés, éventrés, laissant deviner....) et des concessions à échéance (les ayants droits ayant la possibilité de se manifester et de payer une prolongation). C'est le fait que cette tombe/concession représente un danger ou qu'elle soit indécente qui est à la base de la notion d'abandon, et ça, c'est une notion bien plus complexe et délicate, vite tendancieuse.
Tel maire d'une petite commune rurale, ancien militaire, ne supportait pas la vision d'un certain nombre de croix de fonte un peu penchées tout en reconnaissant qu'aucune, ancrage vérifié, ne risquait avant longtemps de tomber... Ca sent le vécu et la rancune :(
L'autre aspect de la question réside pour les mairies dans le coût des procédures de reprise de concessions. Longues sur le plan juridique, lourdes et contraignantes sur le plan technique, car très réglementées et encadrées, elles impliquent un grand respect des restes des défunts, allant maintenant jusqu’à prévoir les noms gravés sur des plaques visibles dans le cimetière.
Si on peu identifier les "occupants"...Par expérience (j'ai cherché en vain plusieurs inhumation du XIXème), je peux vous dire qu'il est plus que difficile de savoir qui et quand a été inhumé dans la concession. On retrouve assez facilement le concessionnaire dans les archives mais souvent rien n'a été suivi dans les mairies et hormis la mémoire locale et qq inscriptions il est parfois impossible de connaître l'état des personnes inhumées dans la concession. Mal connues, ces procédures n'étaient pas toujours respectées, tant s'en faut. Mieux informées, responsables juridiquement les communes ont maintenant tout intérêt à ne se lancer qu'à bon escient. J'ajouterai que le cas évoqué est certainement marginal et qu'il y a toujours des procéduriers prêts à en découvre avec l'administration.
Votre message est empreint d'affect (ce qui est respectable)
Personnellement, je crois que les nouvelles générations n'auront pas à cœur (éloignement, dispersions des familles, idées,...) de s'occuper des sépultures de leurs ancêtres comme vous ou moi pouvons le faire aujourd'hui c'est pourquoi beaucoup aujourd'hui se tournent vers la crémation.
Les reprises de concessions seront de plus en plus d'actualité jusqu'à la disparition des CAP.
On ne peut pas non plus laisser se dégrader un cimetière sous prétexte qu'il ne faut pas déranger les morts et ce pour le simple respect des vivants qui viennent leur rendre hommage.
Si vous aimez vos morts, faites leur confiance au point d’aimer leur silence.
Amélie NOTHOMB

coletteboulard
coletteboulard
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Vous avez trop vite lu ma réponse :

J'ai très clairement différencié, dès le début de celle-ci, les concessions à perpétuité et les concessions à durée limitée. Les secondes, une fois caduques, peuvent être relevées si elles ne sont pas renouvelées, bail à nouveau payé. C'est évidemment essentiel et mes deux ou trois réponses sur ce sujet se veulent claires. Les concessions à durée limitée peuvent être de durées variées (10, 30, 50 ans par exemple) selon j’imagine les limites données par le droit, et dans ce cadre, selon les décisions communales, prises au sein du conseil municipal et faisant l’objet de délibérations correspondantes. Chaque commune fait donc des choix, différents de l’une à l’autre. Ils peuvent être évolutifs dans le temps. Un certain nombre de communes n’établissent désormais plus de concessions à perpétuité, mais pas toutes. On ne peut comparer la situation d’une ville qui manque d’espace et ne peut plus agrandir son cimetière et celle d’un village peu à peu déserté de ses habitants.

Il n’y a aucun grief contre ce maire ancien militaire cité dans ma réponse. L’exemple était simple à comprendre, d'où mon choix, et je n’ai précisé l’ancien métier de l’élu que parce que sa formation pouvait expliquer son attitude un peu ...rigide ! Je réponds selon mes modestes connaissances mais avec une expérience de pas mal d'années, dans un domaine qui m’intéresse. Je ne fais non plus aucun procès aux mairies, qui sont toutes contraintes à respecter la loi, sauf que toutes n’ont ni les moyens humains ni matériels de mairies comme Lyon ou Paris. Elles font ce qu’elles peuvent, se trompent inévitablement, sont en ce domaine mal conseillées, notamment par des entreprises qui voient essentiellement leur intérêt. Demandez à quelques élus ce qu’ils en pensent… Le domaine funéraire est bien plus complexe et subtil que vous ne le croyez, j’en ai apprécié la difficulté lors d’une présentation faite par une juriste spécialisée en ce domaine.

En tout état de cause, nous serons d'accord sur un point au moins : il y aura toujours moins de familles procédurières voulant conserver et entretenir leurs tombes que de familles ne renouvelant pas le paiement des éventuelles concessions !
Mon intérêt pour l'histoire des familles me fait voir d'un autre œil les tombes, petit patrimoine familial, y compris parfois lorsqu'il présente un intérêt particulier, à un titre ou un autre. Vous savez sûrement qu'il existe des associations se proposant d’aider à remettre en état les vieux cimetières ?

L’art funéraire, qui est né et s’est épanoui au XIXème siècle, était déjà en bout de course avant la dernière guerre mondiale. Ce patrimoine qui nous semble banal tant nous y sommes habitués s’est donc développé sur une période limitée, et est donc plus précieux qu’on ne le croit, tout en étant en train de disparaître dans l’indifférence. N’est-ce-pas dommage ?

nbernad
nbernad
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On parle beaucoup de concessions à perpétuité...........
Or, en France, on n'en vend plus
Le maximum, c'est la concession perpétuelle

Pérennité d'une sépulture lors d'un manque d'héritier ou de descendance
1) Pour une concession perpétuelle.
La commune ne peut reprendre cette concession qu'après constatation d'abandon et après avoir respecté un délai d'au moins trente ans.
L'entretien par toute personne, même étrangère, a pour effet de faire perdurer cette concession.
En l'absence d'héritier : il est possible de faire une donation soit au centre communal d'action social (CCAS), soit à un établissement public (université, hôpital) soit à une fondation (ex : la Fondation de France). A charge pour cet organisme d'entretenir le monument.

2) Pour une concession délivrée pour une durée de 15, 30 ou 50 ans.
La commune n'est pas tenue d'accepter le renouvellement effectué par un non héritier mais rien ne lui interdit de l'accepter. Ce tiers étranger n'a cependant aucun droit sur cette concession qui conserve le nom de son titulaire

Délai législatif pour une reprise par le maire (articles R. 2223-12 à 2223-21 du code général des collectivités territoriales)

Reprise d'une concession trentenaire ou cinquantenaire : possible au bout de 2 années si non règlement pour renouvellement (remise du terrain en service, la dernière inhumation faite par le précédent concessionnaire doit remonter à plus de cinq ans).

Reprise d'une concession perpétuelle : ceci ne peut être réalisé qu'après une période de trente années et à condition qu'aucune inhumation n'ai eu lieu depuis moins de 10 ans.

Reprise d'une concession d'une personne dont l'acte de décès mentionne "Mort pour la France" : un délai de cinquante ans est imposé.

Pour une visite en vue de la reprise, la mairie doit aviser un mois à l’avance les ayants droit (descendants ou héritiers), par lettre recommandée avec avis de réception.
- La visite donne lieu à un procès-verbal qui est notifié aux ayants droit dans les huit jours et fait l’objet de trois affichages successifs à la mairie et au cimetière,
- La famille dispose de 3 ans pour remettre en état la concession puis convier la mairie à une visite contradictoire,
- Si rien n’a été fait, le maire organisera une 2e visite selon la même procédure, puis un mois après la notification du procès-verbal, il pourra prendre un arrêté de reprise.
Nadine

"Si la vie est éphémère, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel. ": Vladimir JANKELEVITCH
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coletteboulard
coletteboulard
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Visa deras familjeträd.
Vous avez raison de me reprendre : il ne s'agit plus de concession "a perpétuité" qui n'existent plus dans les nouveaux contrats, mais de concessions "perpétuelles" qui les ont remplacées, et la différence devait être précisée.

Certaines de vos indications, que l'on retrouve sur le site internet de la très utile Association Française d'Information Funéraire (A.F.I.F. : www.afif.asso.fr/francais/Default.htm ) complètent voire modifient quelques points de ce que j'a indiqué. Et oui, tout évolue, et parfois vite ! C'est là l'intérêt et la richesse du droit, pour moi qui ne suis pas juriste : cette évolution pour s'adapter, toujours inévitablement avec un peu de délai, à l'évolution même de notre société devenue si complexe, pour tenir compte des besoins/demandes diverses émergentes, des problèmes rencontrés. Reflet de l'histoire... Sans doute avez-vous lu comme moi sur le site de l'AFIF, et pas que lui, qu'il était possible que des travaux d'entretien soient faits sur une vieille tombe non entretenue par un tiers non lié à la famille. Il y a quelques années interdiction fut faite à certaines personnes qui furent même ensuite regrettablement déboutées devant les tribunaux. Tout change !
Je viens de découvrir sur le site "funéraire-info" un jugement assez récent de la cour administrative de Douai ( https://www.funeraire-info.fr/reduction-de-corps-cimetiere-demarche-97677/ ) qui fera vraisemblablement jurisprudence lors des "réductions de corps" c'est à dire lorsque, un caveau caveau familial dont vous êtes ayant-droit étant plein, vous souhaiterez réduire le volume de certains cercueils pour pouvoir en accueillir d'autres. Cela touche beaucoup de familles et est loin d'être anodin.

Mais nous sommes ici sur un forum de Généanet, notre intérêt pour les tombes et sépultures ne peut sans doute dépasser sur cette page une certaine limite, de par nos connaissances et compétences... Ce qui me semble important est davantage d'ouvrir le champ des possibles, de comprendre que le sujet est vaste et complexe, avec des situations géographiquement, socialement, culturellement très diverses et que les règles en la matière ne peuvent être maîtrisées, incontestables, tenir sur une page, être gravées dans le granit. Il y aura toujours des situations ambigües, des interventions d'associations et d'avocats, des jugements. Entre le noir et le blanc se glissent tous les gris et c'est passionnant.

L'important, pour les communes comme pour les ayant-droits, c'est l'ouverture à l'autre et l'écoute. C'est, par les seconds et/ou les associations, l'entretien des sépultures. C'est aussi évidemment pour les premières savoir résister dans leur intérêt à l'appel des sirènes commerciales et bien définir leurs besoins et possibilités financières. Il est souhaitable qu'elles prennent conscience que la plupart d'entre elles ont là un petit patrimoine historique fragile qui n'est pas figé mais dont elles tout intérêt à prendre en compte la valeur culturelle et de lien entre les hommes. A notre époque, c'est particulièrement important.

On pourrait encore évoquer l'hyper-standardisation avec appauvrissement stylistique des monuments modernes, souvent fabriqués très loin de la France, et toutes les conséquences que cela a, dont les pertes de compétence des entreprises devenues simples revendeurs-poseurs, l'enlaidissement du paysage, les dégâts sur l'environnement, etc (transports) ...

je rappelle ci-dessous un le lien avec un guide d'entretien des tombes, gratuit et sans piège :
http://www.lrmh.fr/IMG/pdf/p1722.pdf

( c'est à dire, si le lien ne fonctionnait plus : "LRMH" puis, sur la barre du haut, clic sur "documentation", puis sur "ressources documentaires du LRMH" puis clic sur "petit guide à l'usage des personnes souhaitant entretenir une sépulture" sachant que le téléchargement et l'impression, la divulgation sont volontairement autorisés, gratuits de la part du L.R.M.H., structure dépendant de l'Etat, ministère de la Culture.) La fonction publique, encore et toujours !

Bon dimanche à tous,

coletteboulard
coletteboulard
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complément de réponse à C. Beraud :

vous avez écrit
" Personnellement, je crois que les nouvelles générations n'auront pas à cœur (éloignement, dispersions des familles, idées,...) de s'occuper des sépultures de leurs ancêtres comme vous ou moi pouvons le faire aujourd'hui c'est pourquoi beaucoup aujourd'hui se tournent vers la crémation.
Les reprises de concessions seront de plus en plus d'actualité jusqu'à la disparition des CAP.
On ne peut pas non plus laisser se dégrader un cimetière sous prétexte qu'il ne faut pas déranger les morts et ce pour le simple respect des vivants qui viennent leur rendre hommage."

Vous avez bien sûr raison et c'est justement par ce qu'elles seront minoritaires qu'il importe d'aider à la prise de conscience de l'intérêt de nombre de ces vieilles tombes. Faites par des artisans possédant un vrai métier (tailleur de pierre, sculpteur, ferronnier d'art, plus récemment entreprise de fonderie d'art (les grilles, les croix en fonte) maîtres verriers (chapelles)... Par curiosité, faites chiffrer la fourniture et la pose d'une croix en fonte, encore si courantes dans le paysage ! C'est par ailleurs l'histoire de nos communes qui est là (morts dans des naufrages dans les communes de ports de pêche, par exemple.) Sans tomber dans le refuge identitaire dangereux, ces témoignages et souvenirs concrets sont un enracinement potentiel dans son histoire pour chacun de nous, et en y intégrant l'histoire récente. Les associations peuvent aider :


Toute la question réside dans "se dégrader"
Les cimetières sont hélas bien plus dégradés par la pauvreté esthétique et l'aspect des tombes industrielles actuelles que par la simplicité et la relative sérénité dégagée par les petits cimetières oubliés et/ou encore peu atteints par cette standardisation. Lesquels photographions nous lorsque nous sommes touristes ? Le normal sentiment de tristesse éprouvé dans un cimetière est bien plus souvent accentué par la vue de rangées de dures et volumineuses tombes agressives, aux couleurs tranchées, que par le vieillissement des tombes anciennes. (voir la photo que j'ai mise dans une réponse précédente) Or les cimetières peuvent, dans le respect, être un lieu de promenade et de sérénité. Si la plupart d'entre nous n'ont plus les moyens de faire réaliser des monuments comme le faisaient nos aïeux, rien ne nous empêche d'entretenir une concession, ou, à neuf, de ne faire réaliser qu'un simple cadre au sol, voire un cadre avec pierre tombale avec éventuelle stèle très simple, dans les matériaux du pays voire un simple cadre ciment. Il faut d'ailleurs faire remarquer qu'une tombe ancienne en ciment grisé et patiné par le temps se fond souvent parmi les tombes similaires, patinées elles-aussi, en pierre. D'où l'absurdité de reprocher la patine des tombes ciment de la première moitié du XX ème siècle.
L'incinération/crémation est un autre sujet, que je n'évoquerai pour ma part pas ici.

Et si l'on végétalisait un peu ? n'est ce pas plus agréable ?

les deux photos : 1) allée végétalisée ; 2) paysage apaisé, doux au regard, de tombes anciennes ( à durée limitée ? perpétuelles ?) avec, à l'arrière, quelques tombes modernes qui s'intègrent difficilement dans le paysage. Une croix ancienne penche un peu sur la concession , ce n'est pas encore grave et ne sera dangereux que pour le terrain de la concession : entretien néanmoins souhaitable. Au fond, à gauche, une chapelle ne se voit plus, envahie par la végétation. Il y a sans doute un risque de chute de pierres sur les allées ou les tombes voisines : danger.
Bilagor
SL741104.JPG
SL741134.JPG

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