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clinique Tarnier à Paris


hfgrosjean
male
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bonjour,
je peux vous parler des années suivant la 2è guerre mondiale, sur la base de souvenirs de discussion avec mes parents.
Ma soeur y est née en 1947 et j'y suis né en 1948 alors que mes parents habitaient le 18è arrondissement. Je ne pense pas que cet hôpital concernait particulièrement des enfants en difficulté.
Par contre ma mère disait que les femmes et enfants étaient logés dans un dortoir, ce qui causait beaucoup de fatigue et de manque de confort. Mais cette situation devait être courante à l'époque dans d'autres hôpitaux.
Cordialement
François GROSJEAN

lesrosesdumenso
lesrosesdumenso
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J'y suis née en 1964 et ma mère y a accouché sous X en vue de mon abandon.
A cette époque encore il n'y avait pas de chambres à proprement parler mais des "box" de 3 ou 4 femmes, séparés les uns des autres par des paravents ou des rideaux.
C'était une petite maternité, elle était tout de même très en cheville avec l'Hospice St-Vincent de Paul.
A l'époque de ma naissance, tout était fait pour éviter les abandons avec des pratiques que l'on ne retrouvait pas dans les autres maternités parisiennes.
Sa proximité avec St-Vincent de Paul expliquait sans doute que les nourrices viennent y chercher les enfants, recueillis temporaires ou abandonnés définitivement : il fallait désengorger ledit Hospice et les pouponnières qui prenaient la suite parfois. Les abandons étaient courants et il n'était pas rare que des femmes viennent cacher leurs grossesses (et l'abandon à suivre) sur la capitale.
En espérant vous avoir aidé à ma petite mesure...
Isabelle-Jeanne

zazoultf49
zazoultf49
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Ma mère y est née et n'a jamais été abandonné

Mais dans tous les hôpitaux de Paris à votre époque Isabelle, on pouvait abandonner son enfant sous X, la loi datant de 1941 était appliquée dans tous les hôpitaux de France

Ce n'était pas propre à la Clinique Tarnier de Paris

En 1964, il y avait beaucoup moins d'abandon qu'au 19ème siècle,

Votre aieul est né à quelle époque chmorvan.
"Un oiseau chante d'autant mieux s'il chante dans son arbre" - Jean Cocteau

lesrosesdumenso
lesrosesdumenso
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Je sais bien et vous avez raison : il y avait à mon époque possiblité d'accoucher sous X partout en France, et à Paris également. Ceci étant, Tarnier a depuis fort longtemps été une clinique où on aiguillait les femmes pour un accouchement dont les mères prévoyaient qu'il se solderait par un abandon. Du fait de sa proximité avec l'hospice St-Vincent de Paul où les nourrissons étaient transférés directement avant d'être redispatchés dans des pouponnières de la région parisienne ou chez des nourrices, selon leur état de santé.
Et pour la fréquence également, vous avez raison : moindre mi-vingtième siècle que 19èmme...ceci étant Tarnier a toujours été une petite maternité de peu de lits (je crois +/- 70 à mon époque) et le seul jour de ma naissance il y a 8 accouchements dont 3 qui ont abouti à un abandon dès la maternité. Ca laisse rêveur.

zazoultf49
zazoultf49
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chmorvan skrev:
19 mars 2014, 11:12
Merci beaucoup pour ces renseignements. En effet mon aïeule était une mère célibataire et donc en difficulté. Je pense que c'est pour cela qu'elle a accouché dans cette maternité, car elle habitait le 18° arrondissement et aurait pu accoucher dans un hôpital près de son domicile. Dans un premier temps elle ne voulait pas abandonner son fils, car elle l'a reconnu. Etant seule elle ne pouvait pas l'élever et donc c'est une nourrice qui est venu chercher l'enfant dès son 4° jour. Elle devait verser une pension à la nourrice pour l'éducation de l'enfant. Puis devant les difficultés financières ne pouvant plus payer la nourrice elle a abandonné l'enfant à l'assistance publique du Loiret.
Cordialement.
Elle a pu accouché dans cette clinique pour maintes raisons

- le docteur ou la sage femme qui l'a suivait pouvait officier dans cette clinique
- elle travaillait pas loin
- elle n'était pas loin de cette clinique et elle était en urgence d'accoucher

Il y a plein de possibilité  mais de dire qu'elle venait là spécialement pour abandonner son enfant, je n'y crois pas, tous les hôpitaux de Paris étaient concernés par les abandons, j'ai 2 ancêtres l'un dans le 4ème et l'autre dans le 10ème qui ont été abandonné

Surtout que visiblement elle a mis son enfant en nourrice

Je ne comprends pas ce que vous dites, elle a reconnu l'enfant, la déclaration à la mairie d'un enfant pour une femme seule, n'était pas une reconnaissance, l'a t'elle reconnu après ?

L'assistance publique de paris, versait une aide pour payer la nourrice si une mère qui n'avait pas assez le sou décidait de le garder, çà s'appelait l'assistance

Et elle est partie dans le Loiret ? une autre raison a pu l'obliger à abandonner son enfant...



"Un oiseau chante d'autant mieux s'il chante dans son arbre" - Jean Cocteau

zazoultf49
zazoultf49
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La clinique Tarnier n'avait visiblement rien à voir avec l'hospice de Saint Vincent de Paul

http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1984x018x003/HSMx1984x018x003x0261.pdf

C'était surtout une maternité qui pratiquait une médecine d'accouchement plus moderne, par rapport aux autres,

Votre aieule a pu y accoucher peut être parce qu'il y avait une difficulté particulière pour l'accouchement,
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zazoultf49
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chmorvan skrev:
14 mars 2014, 14:14
Bonjour,

En effet des nourrices venaient de province chercher directement certains enfants afin de les élever.
Si quelqu'un a des renseignements sur le fonctionnement.

Cordialement.
Faux

Le système de l'Assistance publique était très organisé,

- Tous les enfants avaient un numéros pour éviter de les confondre ou de les perdre
- Convois de ces enfants vers la province, vers les agences de l'AP ou était organisé des placements chez les nourrices qui étaient réputées et connues de l'AP de Paris et de Province

et non le contraire
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geneasis
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J'y suis née en 1965, d'une "fille-mère". Nous n'habitions pas ce quartier et je sais que nous avons ensuite atterri dans un dispositif d'accueil pour les mamans isolées. Ma mère ne me parle que difficilement de cette période. Mais je me souviens l'avoir entendue me dire qu'elle avait été, lors de son séjour à la clinique Tarnier, sollicitée avec insistance par les services de l'Assistance Publique pour faire adopter sa fille. On essayait de lui faire comprendre que c'était le bon choix; heureusement, malgré sa détresse du moment, elle m'a gardée auprès d'elle. Je n'en sais guère plus sur cet établissement, ma mère me dit juste qu'elle voyait le Jardin du Luxembourg par la fenêtre. Je tenterai de requestionner ma mère sur le sujet...

geneamangard
geneamangard
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chmorvan skrev:
29 mars 2014, 21:08
Bonjour,

Je voudrais répondre à Zazoult. Je confirme que c'est la nourrice qui est venue du Loiret chercher l'enfant et qui l'a ramené chez elle.  Je ne sais pas comment elle a pu venir chercher l'enfant dans un délai aussi rapide, 4 jours après sa naissance. Peut-être est-ce une coïncidence. J'ai un courrier du maire de la commune où habite cette nourrice qui l'atteste. Avant de prendre l'enfant , la nourrice à dû signer un document à la mairie du 6° arrondissement. Je n'ai pas eu le temps d'aller chercher ce document. D'autre part c'est vrai qu'il y avait une aide que mon aïeule avait demandé, mais le somme allouée était loin de couvrir les frais de nourrice. Elle y a renoncé et donc a dû abandonner son enfant.
Cordialement
Christian.
Pour compléter votre recherche :
La nourrice des hôpitaux de Paris est recommandé par le maire ou le curé du village.
La nourrice employée par les hospices de Paris, ne vient pas chercher un enfant particulier, elle vient chercher un enfant. Elle ne connait pas par avance son identité. On lui attribut l'enfant, quand elle arrive sur les lieux, les nourrices peuvent y séjourner quelques jour avant de se voir attribuer un enfant. J'ignore si les nourrices  peuvent choisir le sexe de l'enfant. Elles ne connaissent l'identité de l'enfant que le jour du départ, ceci pour éviter tous contacts et arrangements  entre les nourrices et les mères des enfants .
Les nourrices voyagent groupées. Au retour elles sont sous la responsabilité d'une surveillante, et d'un voiturier, que l'on appelle aussi le meneur qui est de la même région que les nourrices. Il y a une feuille de route, feuille de départ, pour chaque convoi, que l'on peut parfois retrouver aux archives, les fonds sont variés et dépendent des agences parfois on ne trouve rien.
Sur cette feuille sont indiqués les consignes à suivre. Par exemple s'arrêter quatre fois par jour, d'admettre aucun autre voyageur en plus des nourrices etc, le nom du voiturier et de la surveillante.
Bordereaux des meneurs, registres de contrôle de bureau, envois à la campagne, feuilles de convoi
http://www.paris.fr/politiques/archives-de-paris/sources-genealogiques/enfants-trouves-enfants-assistes/rub_6027_stand_12899_port_13496
Elise

garogarou
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Bonjour !

Il faut néanmoins savoir qu'il existe rue d'Assas, un autre établissement tenue à l'époque par des Sœurs, aujourd'hui Institut Catholique de Paris, et au sein duquel  est notamment né Jean GENET. Les femmes y accouchaient de manière anonyme et laissaient leurs enfants aux sœurs !?!
Je suis moi-même né à la clinique Tarnier au 89, le 14 janvier 1953...

Anecdote :

Le professeur Jean-Paul Escande, professeur de Médecine à la Faculté Cochin-Port Royal, donnait notamment des cours de dermatologie, dans les années 70-80, aux étudiants de 6ème année dont je faisais partie, au sein de la clinique Tarnier; En introduction à ses cours, il aimait à conter à ses étudiants que, selon ses recherches,  cette clinique avait été bâtie à l’emplacement même d'un trou situé dans ce qui n’était encore au Moyen-Âge, que le bois du Luxembourg (futur jardin), trou dans lequel les malandrins jetaient le corps des bourgeois dont ils avaient coupé la bourse…Ce trou disait-il, s'appelait le Diable Vauvert, origine de l'expression ! Le "Diable Vauvert" se situe donc selon lui très précisément, à l'emplacement de la clinique Tarnier, au 89 de la rue d'Assas !

buisson72
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Bonjour,
le lien pour consulter les registres de la clinique Tarnier ne s'ouvre pas ! Comment pourrais-je regarder les registres de naissance de l'année 1911, avril, ou ma grand-tante Geneviève BUISSON est née ? je recherche les dates et lieux de naissance de mes arrières grands-parents... Merci pour tous renseignements !

laumax971
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Inlägg: 1
Bonjour, je viens de voir votre message qui date de 2014...
Je suis née à la clinique Tarnier, ma mère était au foyer des mineures enceintes du Plessis-Robinson. Les filles accouchaient à Tarnier, certaines sous X d'où les nourrices qui venaient chercher les bébés.. Ensuite elles allaient en maison de repos au Vezinet. C'était en 1965

maudonette
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Bonjour
Au sujet de la clinique Tarnier
1954 médecin accoucheur
Dr Lantuejoul
Cordialement

J y suis née avec ma jumelle

lilifee
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Je suis anglaise. Ma fille et née a Tanier en 1963. J'ete victime de ma belle mere et mon mari. I'm sorry my French is bad I will continue in English. I was treated very badly and called dirty English. They tried to force me to abandon my child. They shook me awake and made me give them a name. Tarnier registered my child the same day not my husband. I didn't know it was a place to abandon a baby but I did know my mother in law forced me to go there. They took breast milk from me by force for other babies. You wonder why I hate the French. Thank you for listening. Good luck to anyone looking for their mother. Margot.

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