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Ancien Combattant

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Ancien Combattant

Inlägg 22 november 2017, 11:26

Bonjour,

Je cherche une bonne âme très complaisante pour mener une petite recherche aux AD 22. Je voudrais savoir si Emile BESCOT, Ø 20/05/1893 Paris Xe a fait la demande d'une carte d'ancien combattant ou s'il y a un dossier d'ancien combattant à ce nom dans les Côtes d'Armor. Il vivait à Plounevez-Quintin en 1920 et y est resté au moins jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale. Il meurt à Igny (91) en 1948.

Que la réponse soit négative ou positive me permettra d'avancer dans mes recherches sur cet homme.

D'avance, je remercie infiniment la personne qui se dévouera.

walioun
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Bonjour,

Avez vous recherché et trouvé son R. Matricule, il y a quelques fois des annotations concernant la Carte du Combattant.

La demande de Carte du Combattant, se fait à l'ONAC départemental du lieu de résidence. D'où l'utilité de savoir où, il résidait quand il a fait cette demande, car ce peut être entre 1925 et les 65 ans du demandeur, voir plus tard !..

Etes vous sure de vos infos !..

On trouve un  Emile BESCOT, né le 20/05/1893 mais pas à Paris Mort pour la France.
Je ne l'ai pas trouvé dans les tables 1913 du 1° Bureau de Paris (10° arrt) il faudrait savoir où il résidait vers 20 ans.
Ni dans les cotes d'Armor d'ailleurs.
Cordialement

Henri

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vee
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Bonjour,

Il est bien né à Paris, il y a une erreur sur la fiche de Mémoire des Hommes (tout comme sur son régiment) et c'est justement son statut MPF qui pose un pb car il y a une mention marginale de décès en 1948 à Igny (91) en marge de son acte de naissance. Acte qui a été aussi vérifié.

C'était un enfant de l'AP de la Seine qui a été placé dans une famille nourricière de Saint-Loup, en Loir-et-Cher. Il résidait à Fontaines-en-Sologne au moment de l'appel du service militaire (pour lequel il a d'abord été ajourné) et au moment de la mobilisation. Il a été incorporé en décembre 1914. Sa fiche matricule est aux AD41 (vérifiée aussi). Tout indique qu'il est mort le 2 novembre 1916 à l'hôpital de campagne de Souilly, près de Verdun, après blessures lors d'une attaque le 24 octobre 1916 (en avant de Verdun). Il y a même une tombe sous le numéro 1969 dans la nécropole nationale de Rembercourt-aux-Pots. Il est inscrit sur les monuments aux morts de Saint-Loup et de Fontaines-en-Sologne, sur la plaque commémorative de Fontaines-en-Sologne et dans le livre d'or de Saint-Loup.

Il appartenait au 333e RI ; ils sont nombreux, dans ce régiment, à avoir été tués entre le 24 et le 30 octobre 1916 dans ce secteur (d'après les JMO).

Mais voilà... on le retrouve à Plounevez-Quintin en 1920 où il se marie et où il a des enfants (au moins deux filles). Il arrive en région parisienne après la seconde guerre mondiale et il meurt à Igny en 1948. Toutes les infos, qu'il s'agisse du MPF ou de celui-là, correspondent bien à un seul et même homme. 

C'est pourquoi je cherche à savoir si une demande de carte d'ancien combattant a été faite ou non dans les Côtes d'Armor (puisqu'il y habitait au moment où elles ont été établies). Que ce soit positif ou négatif me donnera une indication précieuse sur ce qui a pu se passer.

Je ne crois pas à l'usurpation d'identité, ce ne serait franchement pas malin de prendre le nom d'un type qui est répertorié MPF partout. Je pense plus simplement qu'il a refourgué sa plaque à un mourant à un moment ou un autre pour échapper aux horreurs de la guerre et que, compte-tenu de l'absence de mentions marginales de décès avant 1945, il lui suffisait de vivoter tranquillement sans faire parler de lui ensuite pour échapper à d'éventuelles poursuites. Seulement, une hypothèse, il faut la prouver !

J'ajoute aussi que son dossier de l'AP de la Seine a été consulté, mais sans grands résultats car il ne contient pas grand-chose.


walioun
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Plutôt que de chercher une Carte "DU Combattant", qui n'apportera rien à votre imbroglio mettez en PJ :

Son RMatricule, je l'ai consulté et il correspond au certificat de décès de Mémoire des hommes.
Son acte de naissance
L'acte de mariage à Plounevez-Quintin.

La demande de "carte du combattant" (qui ne peut pas être demandé après le décès par les ayant droit.) ne contient en principe que le NOM/Prénom date et lieu de naissance et adresse de résidence principale.

Cordialement

Henri

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walioun skrev:
22 november 2017, 17:51

La demande de "carte du combattant" (qui ne peut pas être demandé après le décès par les ayant droit.) ne contient en principe que le NOM/Prénom date et lieu de naissance et adresse de résidence principale.
Je suis d'accord, mais l'important n'est pas ce qu'elle contient, mais de savoir s'il en existe une ou pas.

S'il n'en a pas demandé, on pourra en déduire qu'il voulait rester sous les radars.
S'il en a demandé une... eh bien, peut-être qu'il y a une erreur quelque part ou que ce n'était pas intentionnel de se faire passer pour MPF.

Sinon, j'ajoute que j'ai demandé le dossier médical au SAMHA afin d'avoir des précisions sur ses éventuelles blessures. Mais ça va demander un peu de temps.

Et je vous l'accorde : c'est un sacré imbroglio !

Mais il y a pire... Sa mère, sur son acte de naissance, s'appelle Marie BESCOT. Quelques jours plus tard, elle le reconnaît officiellement à la mairie de Saint-Denis (93), où elle habite (rue Lange), et déclare qu'en fait de Marie, elle s'appelle Tréphine BESCO. Vu la rareté du prénom, il n'a pas été difficile de trouver d'où elle sortait : Sainte-Tréphine (22) à... 7 km de Plounevez-Quintin ! J'ai pris la peine d'étudier son histoire et celle de sa famille. Elle n'a qu'un frère, qui est né aussi à Sainte-Tréphine quelques années après. Toute la famille déménage en région parisienne pendant la décennie suivante. Le père meurt à Aubervilliers au début des années 1890. Le frère se marie à Saint-Denis, il habite alors... rue Lange. Il a des enfants, mais rien qui ne corresponde. Tréphine BESCO a dû mettre son fils naturel en nourrice et ne l'a abandonné qu'à l'âge de trois ans (sans doute ne pouvait-elle plus payer la nourrice). Elle se marie à Aubervilliers en 1901 et meurt à Paris en 1917.

D'après ce que je sais des enfants de l'AP, il y a très peu de chance qu'Emile BESCOT ait su quoique ce soit sur sa famille d'origine. L'administration ne communiquait rien, pas plus aux familles nourricières qu'aux enfants placés. Et comme il a eu vingt ans avant de partir à la guerre, ce n'est ni l'Etat ni la famille nourricière qui a récupéré son petit pécule d'enfant assisté, mais bien lui-même.

Je trouve assez bizarre, quand même, de le retrouver à 7 km du lieu de ses origines maternelles. Il y a des BESCO dans les deux communes, d'ailleurs, mais à nouveau rien qui permettent de faire le moindre recoupement. De plus, Plounevez-Quintin, il faut quand même aller le chercher, c'est vraiment le fin fond des Côtes d'Armor !

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